Love & Ponystep – Vylet Pony
"La musique ne s'arrête jamais, les gars. Et l'amour non plus."
Au-delà de la "Fun EDM" : un manifeste d'espoir
Honnêtement, j’avais déjà une tonne d’idées en tête pour cet album. Je savais que j’allais l’aimer, c’était écrit. Mais ce que Vylet Pony nous livre ici dépasse de loin toutes mes attentes.
On pourrait faire l'erreur de n'y voir qu'un album d'EDM "fun" tout droit sorti des années 2010. Si cette couche vernie existe bel et bien sur certains titres, Love & Ponystep est en réalité bien plus profond. C'est un projet qui ne s'explique pas par des théories musicales objectives, mais qui se vit jusqu'à la moelle.
Accepter ses cicatrices
Le cœur de cet album, c'est l'espoir pur. Celui qui vous dit qu'il est crucial de ne jamais cesser de croire, de ne jamais s'arrêter de faire ce que l'on aime. Vylet Pony nous rappelle qu'il est normal d'avoir des cicatrices, normal de ne pas sourire tous les jours, et surtout, qu'il est vital d'être qui l'on est vraiment.
C'est cette vulnérabilité, enveloppée dans une production webpunk et orchestrale (on pense à l'incroyable "Angel with a Longshot" ou au final de "A Digital Flower Field"), qui rend l'expérience si percutante.
Prendre son envol (façon Ghibli)
En écoutant le troisième chapitre de l'album, une citation du film Kiki la petite sorcière m'est revenue en tête sans que je sache trop pourquoi. Peut-être est-ce cette même mélancolie lumineuse :
"Arrête d'essayer. Fais de longues promenades. Regarde le paysage. Fais la sieste à midi. Ne pense même pas à voler. Et puis, très bientôt, tu voleras de nouveau."
C'est exactement ce que cet album m'inspire. Un rappel de prendre soin de soi et de laisser la magie revenir naturellement.
Note globale : 99/100
Coup de cœur absolu pour : "My Love is a Quickscope", "Webpunk" et "Wonka X Howl".