Critique de l’album Who Let the Dogs Out

Un article de Florian Vandekerkhove pour Neovalion Journal

Chronique signée Florian Vandekerkhove.

Quand le Riot Grrrl de Brighton rencontre l'énergie brute d'un doublage de film d'animation, le résultat est aussi bruyant que prometteur.

Who Let the Dogs Out – Lambrini Girls

"Un premier album qui ne fait pas dans la dentelle, porté par une énergie Riot Grrrl indéniable."



Florence Pugh au micro ?

Question existentielle : pourquoi cet album donne-t-il l'impression d'entendre Boucle d'Or de *Puss in Boots 2* faire de la musique ? (C'est un compliment, j'adore la performance vocale de Florence Pugh).
Avant ce projet, les Lambrini Girls m'étaient totalement inconnues. Ce duo punk/Riot Grrrl originaire de Brighton livre ici son premier album. J'y suis allé totalement à l'aveugle, intrigué seulement par le fossé notable entre les notes des utilisateurs et celles de la critique presse.

De l'énergie et des riffs saturés

Ce n'est pas un mauvais projet, loin de là. J'ai adoré l'énergie déployée. Aborder des sujets de société aussi importants en moins de trente minutes est une performance remarquable.
Les riffs de guitare saturés sont efficaces et, contrairement à ce que j'ai pu lire ailleurs, je trouve la chanteuse plutôt convaincante — même si je comprends que tout le monde n'ait pas envie de se faire hurler dessus pendant une demi-heure ! J'ai aussi beaucoup apprécié les quelques moments de calme instrumental, comme sur le titre "Love", qui est clairement mon morceau favori.

Le syndrome du "déjà entendu"

Le bémol se situe au niveau des paroles. C'est très frontal, ce qui colle au genre, mais cela manque parfois cruellement d'originalité. Par exemple, insérer la définition complète de la gentrification (certes avec sarcasme) semble un peu long et maladroit.
Au final, l'album est bon, mais il ne révolutionne rien. C'est "un album de punk de plus", solide mais pas révolutionnaire. Cela reste toutefois un très bon début avec un potentiel évident pour la suite.


Note globale : 60/100
À retenir : "Love" (pour sa subtilité) et "Bad Apple".

Texte rédigé par Florian Vandekerkhove – chroniqueur indépendant, passionné de musiques alternatives.

Merci pour la lecture ! Hâte de voir comment leur style va évoluer.